Al Jazeera a documenté comment les restrictions américaines sur les livraisons de pétrole ont fortement réduit le carburant disponible pour les centrales et les groupes électrogènes à Cuba. Résultat: un réseau électrique déjà fragile se retrouve au bord de l'effondrement, avec des coupures fréquentes qui compliquent le quotidien de millions de personnes.
Pourquoi le réseau craque
Manque de carburant : de nombreuses centrales thermiques et installations de secours fonctionnent au fioul ou au diesel. Quand le carburant manque, la production d'électricité chute.
Stabilité du réseau : sans une production régulière, la gestion de la demande devient difficile. Les autorités imposent alors des coupures rotatives pour éviter des pannes générales.
Effets concrets sur la population
- Santé : les hôpitaux doivent compter sur des générateurs, eux aussi gourmands en carburant, ce qui pose un réel risque pour les soins critiques.
- Eau et assainissement : les stations de pompage ont besoin d'électricité pour distribuer l'eau. Des coupures prolongées réduisent l'accès à l'eau potable.
- Économie et travail : usines, commerces et transports souffrent des interruptions, ce qui pèse sur déjà peu d'options économiques.
- Communications : réseaux mobiles et connexions Internet deviennent moins fiables, compliquant la coordination et l'information.
Un effet recherché ?
Selon un reportage d'Al Jazeera et plusieurs analystes, ces pressions économiques peuvent aussi avoir une visée politique. Réduire l'accès à l'énergie accroît la difficulté de gouverner, augmente le mécontentement et peut isoler davantage le pays sur la scène internationale. Autrement dit, la crise énergétique peut amplifier la pression sur les autorités cubaines.
Reste que les conséquences touchent d'abord la population. Au-delà des enjeux stratégiques, ce sont des familles, des malades et des travailleurs qui vivent les coupures au quotidien.