Selon le quotidien allemand Faz, le ministre iranien du Sport a déclaré à la télévision que l'Iran n'enverra pas son équipe aux prochains championnats du monde de football organisés aux États-Unis.

La déclaration intervient alors qu'un autre acteur politique américain assurait que la sélection iranienne pourrait prendre part au tournoi. Bref, deux messages contradictoires et beaucoup de tension en coulisses.

Les raisons invoquées

Sur le plateau télé, le ministre Ahmad Donjamali a expliqué la décision en des termes très durs: d'après lui, «puisque ce gouvernement corrompu a assassiné notre leader, nous n'avons aucune intention de participer aux Mondiaux». Il a évoqué aussi des «mesures malveillantes contre l'Iran», en citant «deux guerres en huit ou neuf mois» et «plusieurs milliers de nos concitoyens tués». Il a conclu que, dans ces conditions, «nous n'avons absolument aucune possibilité de participer».

Ce que cela signifie sur le terrain

  • Sportivement, c'est un coup dur pour les supporters et les joueurs qui doivent digérer une décision prise pour des raisons politiques et de sécurité.
  • Diplomatiquement, la déclaration ajoute une couche de tension entre Téhéran et Washington, déjà chargée d'accusations et de représailles.
  • Pour les organisateurs du Mondial, c'est un message clair: la politique et les rivalités internationales peuvent perturber l'événement au-delà des stades.

Je vous épargne les commentaires trop sarcastiques vu le sujet sensible. Reste que, pour l'instant, la situation montre à quel point le sport peut être entraîné dans de lourdes fractures politiques. Les fans vont devoir patienter et regarder si la position iranienne évoluera d'ici le coup d'envoi.

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