Un retour à un battle royale plus classique
Black Ops 7 a introduit, ou plutôt réintroduit, un nouveau mode dans Warzone : Black Ops Royale. Construit à partir de Blackout de Black Ops 4, ce mode se rapproche davantage d’un battle royale traditionnel que de la formule Warzone habituelle, avec sa routine bien huilée de chargement et de stations d’achat. Le genre de mécanique qui finit par ressembler à un trajet en métro, mais avec plus de tirs.
Zyro, créateur de contenu Call of Duty surnommé le roi du mouvement au Royaume-Uni, a parlé de ce mode lors du CDL Major 2 à Birmingham. Il a expliqué pourquoi Black Ops Royale est rapidement devenu l’un de ses favoris, et ce qu’il en pense face au battle royale principal.
Un système de loot qui change la donne
La grande différence tient à l’absence de classes prédéfinies et de stations d’achat. Dans Black Ops Royale, il faut fouiller la carte, ramasser ce qui tombe sous la main et améliorer son équipement au fil de la partie.
Pour Zyro, c’est justement ce qui rend le mode intéressant.
« On a eu la même routine pendant des années : atterrir, récupérer 10 000, prendre son chargement, puis jouer le reste de la partie. C’est toujours le même rythme. »
À l’inverse, Black Ops Royale oblige à composer avec les armes et les configurations trouvées en jeu, parfois très éloignées de ce que les joueurs utilisent d’ordinaire.
« Personnellement, j’adore cet aspect. C’est ce qui le rend amusant pour moi et ce qui fait qu’on a l’impression de faire quelque chose de différent à chaque fois qu’on y revient. »
Certains membres de la communauté critiquent ce système, estimant que le loot aléatoire enlève une partie de la dimension compétitive. Zyro ne partage pas vraiment cet avis. Selon lui, les chargements gardent Warzone équilibré, mais savoir s’adapter à l’équipement disponible sur Avalon demande aussi une vraie maîtrise.
« Je dirais même qu’Avalon demande probablement plus de skill, parce qu’il faut réussir à jouer avec différentes armes, et pas toujours les mêmes. »
Il reconnaît qu’il existe une part de hasard, mais estime que ce niveau d’aléa a sa place dans un battle royale. Et puis, voir davantage de types d’armes en circulation évite aussi que le mode classique ne tourne un peu trop en rond.
Le wall jump et le grappin dans Warzone
Zyro est connu pour son style de jeu très mobile, donc la suite logique de la conversation portait sur les nouveaux outils de déplacement annoncés pour la saison 3. Le wall jump et les grappins doivent rejoindre le battle royale principal ainsi que Resurgence.
La nouvelle l’enthousiasme clairement.
« Entendre parler de grappin et de wall jump qui arrivent dans Warzone, c’est de la musique à mes oreilles. »
Il ne considère pas le wall jump comme trop puissant ni comme un système cassé. Pour lui, il apporte simplement un niveau de mobilité supplémentaire bien dosé.
« Je pense que c’est parfaitement équilibré. Ça ajoute juste ce petit niveau de mouvement en plus. »
S’il devait composer la combinaison idéale, il choisirait les grappins et le wall jump sur Vondel, si Activision décidait un jour de remettre la carte dans Warzone.
Ce que Zyro veut voir pour l’avenir du mode
Au moment de l’entretien, le contenu à venir pour Black Ops Royale n’avait pas encore été détaillé par Activision, en dehors de Hot Pursuit, attendu avec Season 3 Reloaded. La discussion s’est donc portée sur ce qui pourrait maintenir l’intérêt du mode sur la durée.
Zyro a rappelé que beaucoup de cartes ont tendance à rester inchangées pendant de longs mois, voire pendant tout un cycle de jeu. Selon lui, ce n’est pas forcément un problème majeur si le mode évolue régulièrement ailleurs.
Il estime que de petites mises à jour fréquentes du pool de loot et des accessoires seraient plus utiles que de grosses refontes ponctuelles. Changer quelques pièces d’armement, ou ajuster des archétypes précis comme certains SMG orientés brûlure, suffirait déjà à garder le mode frais.
Les changements de points d’intérêt lui semblent aussi souhaitables, même s’il les voit davantage comme un bonus que comme une nécessité absolue. Il aimerait notamment voir un nouveau POI tous les quelques saisons, sur le modèle de ce qui se prépare pour Verdansk avec le Launch Pad en saison 3.
Ce que Modern Warfare 2019 faisait très bien
La discussion a aussi glissé vers le retour en grâce de Modern Warfare (2019). Le jeu a bénéficié d’une forte hausse de fréquentation après une grosse promotion sur Steam, au point de dépasser, en nombre de joueurs, le Call of Duty principal selon Steam DB. Oui, même les vieux soldats peuvent encore surprendre quand le prix s’effondre.
Même si la nostalgie joue évidemment un grand rôle, Zyro souligne que MW19 maîtrisait très bien ses graphismes et ses mécaniques, y compris son ancien système de déplacement.
« Ce mouvement net, simple, me manque. Bien sûr, j’aime beaucoup l’omnimovement aujourd’hui, mais j’aimais la simplicité de MW19. »
Il pense qu’avec quelques ajustements, notamment un slide cancelling intégré comme vraie fonctionnalité, le jeu pourrait encore très bien fonctionner aujourd’hui, surtout pour les joueurs occasionnels qui n’ont pas envie d’avoir l’impression de suivre un cours accéléré sur la mobilité avant chaque partie.
Au final, peu importe le titre Call of Duty de l’année ou les choix précis d’Activision, Zyro estime qu’une chose reste essentielle pour Warzone : du contenu. Qu’il s’agisse de changements de POI, d’événements ou de défis de camouflage, il faut régulièrement donner aux joueurs une raison de revenir, maintenant comme dans les mois à venir.