Les tensions dans le Golfe ont encore monté d'un cran. Washington a lancé une nouvelle offensive destinée à rouvrir le détroit d'Ormuz, alors que le président américain a demandé à Israël de ne pas reproduire les frappes contre des installations gazières iraniennes.

Opération américaine dans le détroit

Des avions à basse altitude et des hélicoptères Apache ont été déployés par les États-Unis pour frapper des embarcations et des drones iraniens présents près de la voie de navigation. Le général Dan Caine a déclaré que l'A-10 Warthog participe désormais aux opérations sur le flanc sud et neutralise des embarcations rapides. Il a ajouté que des AH-64 Apache sont également engagés sur ce même flanc.

Frappes israéliennes et intervention de Trump

Israël a mené de nouvelles attaques contre Téhéran après avoir bombardé le champ gazier de South Pars, un geste perçu comme une escalade significative. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé qu'Israël avait agi seul pour l'attaque sur South Pars et confirmé que le président des États-Unis avait demandé à Israël de s'abstenir de répéter ce type de frappes.

Conséquences militaires

  • Les frappes ont été présentées par Israël comme visant l'infrastructure du régime iranien.
  • La riposte iranienne a inclus des tirs de missiles vers des pays du Golfe et des attaques contre des cibles énergétiques régionales.

Passage sécurisé via Larak et paiement pour le trajet

Plusieurs navires ont emprunté cette semaine un itinéraire inhabituel autour de l'île de Larak, sur le côté nord du détroit. Les analystes estiment que ces bâtiments ont obtenu un passage sûr négocié avec les autorités iraniennes.

D'après Lloyd's List Intelligence, au moins un opérateur de tanker aurait versé 2 millions de dollars à l'Iran pour assurer le passage. On signale au moins neuf navires ayant utilisé ce couloir. Le trajet du navire battant pavillon Karachi a été cité comme exemple de cette route détournée.

Réactions régionales et avis international

L'Arabie saoudite a menacé d'agir militairement contre l'Iran après des tirs balistiques visant Riyad. Le ministre saoudien des Affaires étrangères a qualifié la relation de confiance avec Téhéran d'irrémédiablement rompue et a imputé à l'Iran des actions hostiles directes et via des groupes régionaux.

De son côté, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a indiqué qu'il existait des motifs raisonnables de penser que des attaques contre des infrastructures énergétiques pourraient constituer des crimes de guerre. Il a aussi souligné la hausse des victimes civiles et le risque de poursuites pour les deux camps.

Impact économique

Le conflit, qui dure depuis plusieurs semaines, a perturbé l'approvisionnement énergétique mondial. Les prix du pétrole restent élevés, avec un cours du Brent autour de 107 dollars le baril au dernier pointage rapporté.

En bref

  • Les États-Unis ont intensifié leurs actions pour sécuriser le détroit d'Ormuz.
  • Israël a confirmé une attaque sur South Pars, malgré la demande de Washington d'éviter les frappes sur les infrastructures gazières.
  • Des navires obtiennent un passage encadré autour de l'île de Larak, certains après paiement.
  • Les tensions régionales augmentent, et l'ONU évoque le risque de crimes de guerre.

La situation reste très volatile. Les prochaines heures et jours seront décisifs pour savoir si les efforts pour sécuriser les voies maritimes et limiter les frappes sur les infrastructures énergétiques porteront leurs fruits.