Les tensions au Moyen‑Orient ont secoué le Bahreïn avant l'aube lundi 9 mars 2026. Les autorités ont indiqué qu'un drone lancé depuis l'Iran a frappé la zone de Sitra, faisant 32 civils blessés. Quatre victimes étaient dans un état grave et des enfants parmi les blessés ont dû être opérés, a précisé le ministère bahreïni de la Santé.
Ce qui s'est passé au Bahreïn
Les responsables ont décrit une frappe ciblée sur Sitra qui a projeté des éclats dans des rues résidentielles. Les équipes d'urgence ont soigné des dizaines de personnes et transféré les cas les plus critiques vers des structures spécialisées. L'incident constitue l'un des débordements les plus graves du conflit régional sur le sol bahreïnien.
Retombées industrielles à Al Ma'ameer
Par ailleurs, une frappe visant le complexe pétrolier d'Al Ma'ameer a déclenché un incendie et causé des dégâts matériels. Les médias d'État n'ont signalé aucun décès sur le site, mais la perturbation s'est rapidement répercutée dans le secteur de l'énergie. La compagnie nationale Bapco a déclaré la force majeure sur l'ensemble de ses opérations, invoquant le conflit plus large au Moyen‑Orient et le coup porté à son complexe de raffinage.
Le front aérien régional s'élargit
Les attaques à Bahreïn sont intervenues alors que les défenses aériennes se sont activées dans la région. Le ministère turc de la Défense a indiqué que des moyens de l'OTAN opérant en Méditerranée orientale ont intercepté et détruit un missile balistique iranien au‑dessus de l'espace aérien de Gaziantep, des débris retombant dans des champs inoccupés.
Plus au sud, les Émirats arabes unis ont déclaré avoir intercepté une importante volée comprenant plusieurs missiles balistiques et drones. Les autorités d'Abou Dabi ont indiqué que des débris d'interceptions ont causé une blessure légère et une blessure modérée. Le ministère koweïtien de la Défense a également signalé avoir fait face à des missiles et drones entrants pendant la nuit. Au Qatar, de fortes explosions ont été entendues à Doha en lien avec des alertes toujours en cours.
Téhéran et ses adversaires s'échangent des frappes
L'armée israélienne a annoncé avoir lancé une nouvelle vague de frappes contre des cibles en Iran, notamment autour de Téhéran, d'Isfahan et dans le sud du pays. Malgré des pertes, les responsables israéliens estiment que l'Iran conserve une capacité significative de lancement de missiles et se voit contraint de rationner ses tirs.
Les médias d'État iraniens ont annoncé la première allocution publique de Mojtaba Khamenei après sa nomination comme nouveau guide suprême de la République islamique. Certaines chaînes de télévision iraniennes ont aussi affirmé qu'il avait été blessé dans les combats. Parallèlement, le mouvement houthi du Yémen, aligné sur Téhéran, a publiquement salué sa nomination.
Réactions internationales
Les réactions internationales ont afflué. La Commission européenne a souligné que le choix des dirigeants en Iran relève du peuple iranien. La Chine a qualifié la nomination d'affaire intérieure et a mis en garde contre toute action visant le nouveau dirigeant.
Les États‑Unis ont ordonné aux personnels non essentiels et aux familles des ambassades de quitter l'Arabie saoudite, invoquant des risques sécuritaires liés à l'escalade des échanges.
Questions sur le matériel dans une base britannique
Dans un autre volet, la presse britannique a rapporté que le drone kamikaze qui a frappé la base de la RAF à Chypre le 1er mars était équipé d'un système de navigation russe Kometa‑B. Les services de renseignement ont envoyé des composants récupérés pour analyse. Les premières évaluations désignent des militants libanais comme source probable de lancement, tandis que les analystes débattent de ce que le mélange de matériels peut révéler sur d'éventuels soutiens extérieurs.
Pourquoi cela compte
L'explosion à Sitra et l'incendie à Al Ma'ameer montrent à quelle vitesse le centre de gravité du conflit peut basculer des lignes de front vers des infrastructures critiques et des quartiers civils. Les interceptions au‑dessus de la Turquie et du Golfe soulignent que l'espace aérien régional est désormais un champ de bataille actif, chaque volée testant les défenses et augmentant les risques d'erreur de calcul.
Pour le Bahreïn, les priorités immédiates sont de soigner les blessés, réparer le complexe pétrolier et renforcer les défenses. Pour les pays voisins, le message reste net : ce qui se passe dans le ciel d'une capitale se fait de plus en plus sentir dans les rues d'une autre.