Encore un Mondial qui s’éloigne pour l’Italie

Gennaro Gattuso a préféré ne pas s’avancer sur son avenir à la tête de la sélection italienne après le nouvel échec de l’Italie dans sa quête d’une qualification pour la Coupe du monde. Pour les Azzurri, le décor devient tristement familier : ils rateront une troisième édition consécutive, après 2018 et 2022.

L’Italie, quadruple championne du monde, a été battue mardi à Zenica, en Bosnie-Herzégovine, aux tirs au but par un score de 4 à 1. Les champions d’Europe 2020 voient donc encore une fois la plus grande scène du football leur fermer la porte. Rien de dramatique, bien sûr, sauf pour un pays qui se définit volontiers par sa culture du ballon rond.

Un match qui a basculé après l’expulsion de Bastoni

Gattuso, ancien milieu de terrain de l’AC Milan et membre de la dernière équipe italienne sacrée championne du monde en 2006, a été nommé en juin pour succéder à Luciano Spalletti.

Mardi, l’Italie avait pourtant démarré idéalement grâce à un but de Moise Kean. Mais la soirée a rapidement pris une tournure compliquée avec l’expulsion d’Alessandro Bastoni peu avant la pause.

La Bosnie-Herzégovine a fini par égaliser à la 79e minute par Haris Tabaković, avant que les deux équipes ne se dirigent vers la séance de tirs au but. C’est là que tout s’est effondré pour les Italiens : seul Sandro Tonali a trouvé le cadre, tandis que Pio Esposito a tiré au-dessus et que la tentative de Bryan Cristante a heurté le dessous de la barre.

Gattuso parle d’un coup dur

Après la rencontre, Gattuso a décrit cette défaite comme « un coup dur » à titre personnel. Il a surtout refusé de faire de son cas le sujet principal.

« Je n’ai absolument aucune envie de parler de mon avenir », a-t-il déclaré. « Il faut parler de l’Italie, du maillot bleu, et du fait qu’il s’agit encore d’un revers que nous ne méritions pas. »

Il a aussi présenté ses excuses aux supporters : « Je demande pardon à tous les Italiens. Cela fait très mal. Je peux seulement remercier les joueurs, car cela faisait des années que je n’avais pas vu la Nazionale jouer avec autant de cœur. »

La FIGC doit trancher

La Fédération italienne de football, la FIGC, doit se réunir la semaine prochaine pour discuter de la situation. Son président, Gabriele Gravina, a toutefois été cité comme soutenant Gattuso, ainsi que le responsable de la délégation nationale, Gianluigi Buffon, gardien de but de l’équipe sacrée en 2006.

« Je lui ai demandé, ainsi qu’à Buffon, de rester en place à la tête de cette équipe. C’est un grand entraîneur », a déclaré Gravina, lui-même sous pression alors que la débâcle sportive pourrait bien finir par avoir plusieurs responsables.