JD Vance s’invite dans le grand cirque des OVNI

Ce week-end, JD Vance a offert une nouvelle démonstration de ce que l’on appelle, avec optimisme, le sens des priorités. Alors que la guerre en Iran se poursuit, que les prix du carburant et des courses montent en flèche et que les aéroports américains restent perturbés par la paralysie partielle du gouvernement fédéral, le vice-président des États-Unis a expliqué qu’il comptait consacrer du temps à sa grande passion : les OVNI.

Invité samedi dans le podcast conservateur de Benny Johnson, The Benny Show, Vance a assuré qu’il était « obsédé » par les objets volants non identifiés, désormais rangés sous l’étiquette plus technocratique de phénomènes anormaux non identifiés ou UAP.

Johnson lui a demandé s’il avait déjà consulté les dossiers que le président a promis de rendre publics. Vance a répondu qu’il ne l’avait pas encore fait, mais qu’il comptait bien s’y mettre.

« Je n’ai pas encore pu y consacrer assez de temps, mais je vais le faire. Croyez-moi, je suis obsédé par ça. »

Des extraterrestres, ou autre chose

Le vice-président, qui affiche un christianisme revendiqué, a ensuite expliqué que sa réflexion allait au-delà de la simple curiosité pour les soucoupes volantes. Pour lui, la question touche aussi au religieux.

Lorsqu’on lui a demandé s’il croyait aux extraterrestres, il a répondu sans beaucoup d’hésitation :

« Je ne pense pas que ce soient des extraterrestres, je pense que ce sont des démons, de toute façon. Mais c’est un débat plus long. »

Poussé à développer, Vance a évoqué des êtres célestes qui volent, font des choses étranges aux humains et échappent à toute explication simple. À ses yeux, la tentation de qualifier tout phénomène étrange d’« extraterrestre » est trop commode.

Il a ajouté que toutes les grandes religions, y compris le christianisme auquel il dit croire, reconnaissent qu’il existe des choses difficiles à expliquer et qu’il y a, selon lui, du bien mais aussi du mal dans le monde.

« Je pense que l’un des grands tours du diable est de convaincre les gens qu’il n’a jamais existé. »

Le sujet devient politique, forcément

Ces commentaires et sa promesse de « tirer cela au clair » interviennent alors que Donald Trump et Barack Obama se retrouvent eux aussi interrogés sur ce qu’ils savent des UAP.

Le mois dernier, Obama a dû corriger ses propos après avoir laissé entendre, dans le podcast américain animé par Brian Tyler Cohen, que les extraterrestres étaient « réels ». Quelques heures plus tard, dans un message publié sur les réseaux sociaux, l’ancien président a précisé qu’il s’était contenté de suivre le rythme d’un échange rapide et qu’il n’avait vu aucune preuve d’une présence extraterrestre pendant son mandat.

Trump a, de son côté, ajouté sa propre couche au dossier en annonçant sur Truth Social avoir demandé à plusieurs agences d’« entamer le processus d’identification et de publication des dossiers gouvernementaux liés à la vie extraterrestre… ainsi que toute autre information concernant ces sujets extrêmement complexes, mais aussi extrêmement intéressants et importants ».

Début du mois, l’Agence américaine de cybersécurité et de sécurité des infrastructures a enregistré les noms de domaine alien.gov et aliens.gov dans le registre officiel des sites gouvernementaux. De quoi alimenter, comme prévu, une nouvelle vague de spéculations sur ce que Washington sait vraiment, ou prétend savoir.

Quand Johnson lui a demandé si le gouvernement allait réellement publier tous ses dossiers, Vance a répondu simplement :

« Nous y travaillons. »