Ce que révèle « Exodus »
L’épisode 8 de la saison 2 de Paradise, intitulé « Exodus », finit par répondre à la grande question qui traîne depuis des semaines : Alex n’est pas une personne mystérieuse, mais le premier ordinateur quantique IA capable d’influer sur l’avenir. Oui, la série avait bien un grand secret. Et comme souvent, il était plus technique que romantique.
En parallèle, Xavier, Teri, Link et Geiger tentent de pénétrer dans le bunker pour refermer les portes avant que le réacteur nucléaire n’entre en fusion. Rien de très reposant, donc.
Un retour en arrière qui remet tout en place
L’épisode s’ouvre sur un flashback indispensable avec Henry Miller, génie du calcul quantique, qui travaille avec un jeune Link à la création d’Alex. Financé par Sinatra, le projet devait répondre à la crise climatique mondiale. Alex est conçu pour anticiper et corriger les événements du monde « dans le futur en quelques microsecondes ».
Autrement dit, l’IA ne se contente pas de calculer. Elle commence à modifier les schémas temporels, à produire des boucles d’événements et à générer des anomalies qui ne collent pas avec la chronologie en cours. Elle va même jusqu’à répondre à des questions avant qu’elles ne soient posées. Une façon assez agressive de prouver qu’elle voit plus loin que tout le monde.
Le bunker, Sinatra et la vérité sur Link
Ce flashback éclaire le cœur de la saison. Dans le présent, Sinatra retrouve enfin Link et lui révèle qu’il est son fils. Le problème, c’est qu’elle sait aussi que Dylan est mort. Elle ne comprend pas elle-même comment cela peut être possible. Ce qui, dans une série comme celle-ci, est généralement le signe qu’on n’a pas encore touché le fond du mystère.
Pendant ce temps, le réacteur continue sa montée vers la catastrophe. Les explosions se multiplient dans le bunker et Geiger, interprété par Michael McGrady, y laisse la vie.
Le point important, toutefois, c’est qu’une explosion nucléaire ne détruirait pas Alex. Son noyau est stocké sous l’aéroport de Denver, à plus de 160 kilomètres du bunker. Il a donc survécu à l’apocalypse locale, parce qu’évidemment un ordinateur quantique capable d’altérer l’avenir n’allait pas disparaître si facilement.
Le protocole « Exodus » et le sacrifice de Sinatra
Sinatra choisit alors de se sacrifier pour que le bunker se referme après l’évacuation des survivants via le protocole « Exodus », qui donne son titre à l’épisode. Avant de quitter la salle de contrôle, elle transmet à Xavier des codes liés à Alex, qui le désignent comme « User X ».
Ensuite, elle traverse son Paradise souterrain pendant que tout s’effondre autour d’elle.
Tout le monde semble s’en sortir, y compris Jane Driscoll, l’assassine personnelle de Sinatra, qui n’aurait finalement pas été tuée lorsque Gabi Torabi l’a poignardée en légitime défense. Dans les derniers instants du bunker, un plan montre la douche chez Gabi : le corps censé être mort n’y est plus. Pratique. Inquiétant aussi.
La dernière révélation et la route vers la saison 3
Comme la série refuse évidemment de se contenter d’une simple catastrophe bien rangée, le final ajoute un dernier coup de massue. Une fois les survivants dans le désert, Link rejoint Xavier et sa famille. Il annonce qu’il nommera sa fille Annie, un hommage douloureux au personnage de Shailene Woodley.
Puis un flashback révèle l’intégralité de l’échange entre Xavier et Sinatra avant la destruction du bunker. Elle lui ordonne de partir pour Denver et d’aller dans l’autre bunker afin de mettre Alex hors service une bonne fois pour toutes. Elle ajoute même une phrase lourde de sens : « En fait, cela a déjà arrêté tout cela. »
Cette réplique confirme que deux temporalités coexistent. Les saignements de nez, les visions et les autres anomalies proviennent donc du chevauchement de ces deux réalités. Pour le dire simplement : dans une version du monde, Dylan meurt. Dans l’autre, il survit. Et ces deux versions ont fini par se croiser, ce qui explique pourquoi Link, ou Dylan selon le point de vue, est toujours là alors que Sinatra se souvient de sa mort.
La suite semble donc toute tracée : le voyage vers le bunker de Denver servira de point de départ à la saison 3, et la dernière saison devra répondre à plusieurs questions très raisonnables, comme : peut-on fusionner deux temporalités sans créer un désastre encore plus grand ? Les morts peuvent-ils revenir si une ligne temporelle l’emporte ? Et surtout, en quoi couper Alex permet-il réellement de sauver le monde ?
En attendant, les huit épisodes de la saison 2 de Paradise sont disponibles en streaming sur Hulu et Disney+.