Résumé rapide : Les conseils de Ghislaine Maxwell ont reparlé publiquement d'une éventuelle grâce présidentielle par Donald Trump. Entre plaisanteries en salle d'audience et courriels haineux, l'affaire croise aussi un autre dossier sensible, celui de l'ex-président vénézuélien.

La demande de clémence sur la table

Lors d'une audience, l'avocat Pollack a déclaré qu'il pouvait imaginer qu'un client espère recevoir une grâce ou une commutation présidentielle. À ce moment, Markus a interrompu avec un petit sourire pour ajouter, « ce cas aussi ». La formule était brève, mais claire.

Markus a déjà pris position publiquement en faveur d'une grâce ou d'une commutation pour Maxwell. Lors d'une audition devant la commission de surveillance de la Chambre, Maxwell avait invoqué son droit au silence. À l'époque, Markus avait affirmé que « Mme Maxwell est prête à parler pleinement et honnêtement si elle obtient la clémence du président Trump ».

La situation judiciaire de Maxwell

Ghislaine Maxwell purge une peine de 20 ans de prison pour son rôle dans l'organisation de trafic sexuel liée à Jeffrey Epstein. Elle a fait appel de ses condamnations, mais la Cour suprême a refusé de reprendre son dossier.

Courriel haineux et réactions publiques

Les avocats ont aussi évoqué la haine et les menaces qu'ils reçoivent en défendant des clients controversés. Markus a lu à voix haute un message anonyme reçu récemment, envoyé depuis une adresse provocante. Le contenu était violent et accusateur, notamment : « Seul un prédateur d'enfants défendrait Ghislaine Maxwell. Elle devrait être dans le couloir de la mort, en train de pourrir et de se faire battre, et vous devriez être là avec elle. »

Ce type de courrier illustre la tension publique autour de cette affaire et la difficulté pour les avocats d'évoluer dans un climat souvent très hostile.

Le parallèle avec l'affaire Maduro

Pollack a plaisanté sur le dossier de l'ancien dirigeant vénézuélien, en disant que la plupart des commentaires qu'il reçoit sont en espagnol, donc il n'en comprend pas tout et suppose qu'on le félicite pour défendre l'état de droit.

Pour rappel, les autorités fédérales ont inculpé Maduro pour trafic de drogue et conspiration de narcoterrorisme après son arrestation par des forces américaines à Caracas en janvier.

Problème de licences pour payer la défense

Un obstacle procédural a surgi pour Maduro. Pollack a expliqué que l'Office of Foreign Assets Control, qui gère les sanctions, avait révoqué sans explication des licences autorisant le gouvernement vénézuélien à payer les avocats de Maduro. Sans ces licences, il est devenu difficile pour lui d'assurer sa défense.

Dans des documents judiciaires, Pollack a affirmé que cette révocation l'empêchait d'être payé, et il a demandé au tribunal de rejeter l'acte d'accusation. Il a aussi lancé un appel direct aux représentants d'OFAC pour qu'ils régularisent la situation, en rappelant qu'il y avait eu « quelques obstacles » pour obtenir la licence.

En bref : la clémence présidentielle pour Maxwell reste évoquée par ses avocats, la condamnation tient et l'appel auprès de la Cour suprême a été refusé. Pendant ce temps, la défense de clients controversés attire insultes et complications procédurales, notamment dans le dossier lié à Maduro.