La Région de Lombardie a signalé un cas d'infection humaine par le virus de la grippe aviaire A(H9N2). Le patient, fragilisé par d'autres pathologies, est arrivé en Italie après un séjour en Afrique de l'Ouest et a été hospitalisé peu de temps après son atterrissage à l'aéroport de Malpensa. Les autorités sanitaires précisent qu'il s'agit du premier cas humain de H9N2 détecté en Europe.

Que sait-on du virus et du risque pour les humains ?

Le H9N2 est un virus aviaire à faible pathogénicité. Selon le ministère de la Santé, la transmission à l'homme se produit principalement par un contact direct avec du poulet ou des environnements contaminés. Les cas humains observés jusqu'à présent sont généralement légers et il n'a jamais été documenté de transmission soutenue d'une personne à une autre.

Points clés

  • Origine : infection d'origine animale, liée à une exposition à du volaille ou des milieux contaminés.
  • Gravité : à ce jour, infections humaines plutôt bénignes.
  • Transmission interhumaine : non prouvée jusqu'à maintenant.

Que font les autorités ?

Les vérifications prévues ont été réalisées rapidement. Les contacts du patient ont été identifiés et testés dans le cadre des procédures de prévention et de surveillance. Le ministère de la Santé a coordonné son action avec la Région Lombardie, l'Institut Supérieur de Santé et le réseau des laboratoires de référence nationaux. Les organismes internationaux compétents ont été informés et la situation est suivie en continu.

Détails sur le patient

Contrairement à des informations précédentes, le patient est un homme d'environ 30 ans. Il est rentré en Lombardie après un voyage en Afrique de l'Ouest. Toutes les personnes avec lesquelles il a été en contact ont été retrouvées et testées. Aucun cas secondaire n'a été confirmé jusqu'à présent.

Contexte et comparaison avec H5N1

L'épidémiologiste Gianni Rezza rappelle que ce cas est le premier cas d'influenza aviaire humain diagnostiqué en Italie. Il souligne que le H9N2 est nettement moins agressif que le H5N1, le virus aviaire le plus médiatisé et le plus dangereux.

Quelques chiffres cités par les autorités :

  • Depuis le début des années 2000, environ un millier de cas humains d'infection par des virus aviaires comme le H5N1 ont été diagnostiqués principalement en Asie et en Afrique.
  • En 2025, environ 70 cas d'infections aviaires ont été diagnostiqués aux États-Unis, avec un décès signalé.
  • Selon l'Organisation mondiale de la santé, du 1er janvier 2003 au 22 janvier 2026, 481 cas humains de H5N1 ont été signalés dans six pays de la région du Pacifique occidental, dont 319 décès, soit un taux de mortalité de 66,3% dans ce groupe de cas rapportés.
  • Le H9N2, en comparaison, a été identifié chez environ 170 personnes dans le monde à ce jour.

Faut-il s'inquiéter ?

Pour l'instant, les autorités n'identifient pas de raison d'alarme majeure. Le cas est considéré comme importé et isolé. Les responsables de la santé publique continuent de surveiller la situation et de mener les contrôles nécessaires.

Rien n'indique aujourd'hui une circulation du virus parmi la population locale. La prudence et la surveillance restent de mise.