Le secrétaire général des Nations unies a clairement séparé deux dossiers sensibles. D’un côté il accepte une forme de coopération avec le conseil proposé par Donald Trump pour des actions à Gaza. De l’autre il pose une ligne rouge: pas d’intervention de ce même conseil dans le détroit d’Hormuz.

Ce qui a été dit

Selon ses déclarations publiques, le secrétaire général a exprimé sa volonté de « collaborer » avec l’initiative de l’administration américaine pour des projets liés à Gaza, en particulier ceux touchant l’aide humanitaire et la reconstruction. Mais il a aussi dit qu’il n’était pas favorable à ce que ce conseil se mêle de la sécurité maritime dans le détroit d’Hormuz.

Pourquoi ce choix?

  • Mandat et neutralité de l’ONU: la mission des Nations unies se concentre sur la protection des civils, l’assistance humanitaire et la diplomatie. Le secrétariat veut éviter toute implication qui pourrait être perçue comme un parti pris militaire.
  • Risque d’escalade: la zone d’Hormuz est extrêmement sensible. Toute présence ou opération perçue comme hostile pourrait provoquer une réaction régionale, notamment de la part de l’Iran.
  • Questions de souveraineté: les actions en mer et les patrouilles navales soulèvent des enjeux juridiques et politiques différents des programmes d’aide à Gaza.

Ce que cela signifie sur le terrain

Concrètement, attendez-vous à ce que l’ONU travaille avec des initiatives extérieures sur des volets humanitaires et logistiques à Gaza quand cela respecte son cadre et ses principes. En revanche, l’ONU ne donnera pas son feu vert pour que ce conseil américain mène ou coordonne des opérations militaires ou des patrouilles dans le détroit d’Hormuz.

Réactions probables

  • États-Unis: ils peuvent se satisfaire d’une coopération au niveau humanitaire, tout en étant déçus de ne pas avoir un rôle étendu en mer.
  • Pays du Golfe: leurs positions varieront selon leurs intérêts de sécurité et leurs relations avec Washington et Téhéran.
  • Iran: elle pourrait voir d’un mauvais œil toute tentative d’intervention extra-régionale en mer à proximité de ses côtes.

En résumé

Le secrétaire général joue la carte de la prudence. Oui à la coopération sur des efforts liés à Gaza quand cela correspond aux missions de l’ONU. Non à un rôle de ce conseil dans le détroit d’Hormuz, pour éviter de compromettre la neutralité de l’organisation et d’aggraver les tensions régionales. C’est un compromis simple et politique, même si tout le monde n’en sera pas content.