Liza Minnelli, c'est un peu comme un feu d'artifice qui parle, chante et s'assoit sur votre canapé. Voici une collection d'anecdotes racontées par des célébrités qui l'ont rencontrée, fréquentée ou gérée. Attendez-vous à des verres renversés, des lectures de sonnets improvisées et une humilité étonnante sous le maquillage.
Ron Howard : « Elle m'a appris des tours de cartes à sept ans »
Ron se souvient l'avoir rencontrée en 1963 sur le tournage de The Courtship of Eddie's Father. Liza avait 14 ans, lui sept, et au lieu de l'ignorer comme toute adolescente civilisée, elle s'est mise à lui montrer comment mélanger un paquet et jouer au solitaire. Plus tard, quand Liza est apparue dans Arrested Development, Ron l'a rappelée pour un rôle et ils ont ri de se souvenir l'un de l'autre.
Petit bonus sentimental : Ron garde l'image d'une performeuse intrépide, toujours prête à foncer.
Bruce Roberts : « Elle a renversé du vin rouge sur mon tapis tout neuf »
Bruce était voisin de Liza à Los Angeles. Premier contact chic ? Une entrée en fanfare sur son tapis blanc, accompagnée d'un verre de vin rouge qui fait instantanément partie du décor. Elle a quand même chanté 25 titres assise sur son canapé, en enregistrant de façon décontractée un album composé de pur Liza.
Ses soirées étaient légendaires : piano, invités célèbres, chefs-d'œuvre de diva. Selon Bruce, ces fêtes ont été ses années d'or à Los Angeles.
Emma Rice : « Une bombe de glamour... qui se fait passer pour une locale »
La metteuse en scène raconte que Liza a passé quelques jours dans son bungalow préfabriqué en Cornouailles sans révéler son identité, allant boire un verre au pub et bavarder avec les habitants comme si de rien n'était. Emma reste scotchée par la gentillesse et la modestie de Liza, malgré son statut d'icône.
Emma se souvient aussi que Liza a assisté à ses spectacles à New York et s'est mêlée aux comédiens en coulisse, sans chichi.
Neil Tennant : « Je l'ai emmenée dans une rave acid house avec Matt Goss »
Neil, des Pet Shop Boys, se souvient d'une rencontre improbable : Liza débarque dans un hôtel de Mayfair en 1988 alors qu'ils préparent l'album Results. Elle accepte d'expérimenter et finit par participer au disque, lisant même un sonnet de Shakespeare (le Sonnet 94) pour la chanson If There Was Love, en une seule prise.
Autre image cocasse : Neil, Chris Lowe, Matt Goss et Liza allant ensemble au club Heaven pour une nuit acid house. Neil souligne la sincérité totale de Liza, concept clé du camp selon lui.
Audra McDonald : « Elle m'a dit 'Audra, baby !' et j'ai fondu »
Audra, fan depuis l'enfance (merci Arthur et Live at the London Palladium), raconte comment Liza a offert une attention douce et personnelle. Après un événement commun, Liza l'a saluée avec chaleur, et pour Audra cette rencontre a confirmé que la diva visible sur scène est aussi, merveilleusement, une personne entière et généreuse.
Michael Feinstein : « Elle craignait de mourir à 47, comme sa mère »
Michael, ami de longue date, souligne l'évolution et la résilience de Liza. Elle a longtemps vécu avec la peur de ne pas dépasser l'âge où Judy Garland est partie, mais atteindre les 80 ans a été une victoire personnelle. Michael la décrit à la fois drôle et très sage, avec cette capacité à privilégier la joie malgré les épreuves.
Gene Simmons : « Royale, grandiose et fabuleuse »
Gene raconte leur première rencontre chez Halston, où Liza, debout au milieu de la pièce, se met à chanter et instantanément met tout le monde à l'aise. Plus tard, Gene travaille avec elle sur sa carrière musicale. Son verdict ? Liza occupe une catégorie à part : majestueuse et incomparable.
Robert De Niro : « Joyeux anniversaire, ça faisait longtemps »
Robert, qui a partagé l'affiche de New York, New York avec Liza, adresse un salut simple et complice. Pas de grandes envolées, juste cette familiarité entre artistes qui se connaissent et se respectent depuis des décennies.
Au final, ces voix différentes tracent le portrait d'une femme pétillante, parfois maladroite (tapis taché, apologies not included), toujours sincère, capable d'enseigner un tour de carte à un enfant et de réciter Shakespeare en studio. Si Liza est une leçon, c'est que le spectacle commence souvent là où on ne l'attend pas.